Les voyageurs

Ma photo
1 an de tour de monde, 2 sacs à dos, 9 destinations et plein d'envies... Nous serons heureux de partager avec vous nos joies, nos doutes et nos découvertes tout au long de ce périple...et aussi d'avoir de vos nouvelles!
Affichage des articles dont le libellé est 94. Cuba. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 94. Cuba. Afficher tous les articles

dimanche 1 juillet 2012

Point mode et resto!

Il n'y a pas que des vieilles voitures à Cuba, il y a aussi des vieilles motos!
L'embargo américain sur Cuba ne se porte pas sur la nourriture ni sur les médicaments.
Pourtant, la gastronomie cubaine (à racines créoles) semble limitée par ses ingrédients: maïs, riz, haricots noirs, poulet et porc. Il en est de même dans les étagères vides des pharmacies croisées...
Poulet et porc bien présents sur l'ile. Le boeuf est principalement importé.
Il y a donc un schmilblick qui doit se passer au niveau du gouvernement pour que les supermarchés soient aussi petits et avec aussi peu de choix: une seule marque possible par produit et seulement des aliments de base à disposition (huile, poulet congelé, boites de légumes, cubor Maggi...).

Dans les coins touristiques, il y a des bouteilles d'eau à prix très très variable (jusqu'à 4$ la bouteille!!) car seuls les étrangers en achètent. Les cubains boivent l'eau du robinet sans problème mais il est conseillé pour nos petits estomacs de juste se laver les dents avec.
Gastronomie cubaine pas très développée par contre art du cocktail au top: le mojito et le daiquiri ont été inventés ici!
Autant vous dire qu'ils sont très bons et entre 2 et 4$!!
Il n'y a qu'un seul rhum: le Havana Club, à 3,85$ dollars la bouteille (!!!). Cela fait donc la bonne affaire des touristes comme nous mais c'est aussi l'alcool préféré des cubains qui le boivent souvent pur entre amis dans la rue.
Petit souvenir dans la valise...

Autre souvenir testé avant d'être ramené...
Où bien manger à La Havane?
Heu...suivre son guide du routard récent à la lettre et ne pas aller dans un resto au feeling car la qualité et les prix sont trop aléatoires. Ne surtout pas suivre les conseils sympas donné par des hommes qui vous abordent dans la rue et qui vous promettent un resto délicieux...hum...
Le guide permet donc de trouver de bonnes petites adresses pour goûter la langouste par exemple, très abordable sur l'ile.
Pour le reste des plats, on a trouvé les prix tout de même assez élevés et la note souvent augmentée de 10% pour le service.
Dernier jour, on se fait plaisir! C'est un très beau plat pour Cuba mais le goût n'est toujours pas au rendez-vous.
Point mode
Les cubains n'ont pas grand chose mais ça ne les empèche pas de s'habiller à la mode et sexy. Les nombreuses demoiselles de compagnie ont des talons aiguilles vertigineux et des robes où il semble manquer quelques longueurs de tissu...

Les cubains nous ont souvent dit ne pas être racistes et c'est vrai que noirs, blancs, café au lait se mélangent dans la rue. Par contre, il peuvent difficiliement se lier d'amitié avec les étrangers puisque la police fait la chasse aux cubains non professionnels du tourisme en compagnie de touristes.
C'est pourquoi les seuls contacts que nous avons eu avec les cubains nous ont déçu: ils sont purement commerciaux...
On peut toutefois dormir chez l'habitant dans les maisons agréées (et ponctionnées d'un fort impôt). C'est une solution très économique et agréable apparemment, nous ne l'avons pas testée.
Les cubains ont de nombreux animaux de compagnie: chiens et chats se balladent un peu partout.

L'élégance à tout âge!

Le parc olympique de Montréal... nous voici de retour dans le pays du sirop d'érable!
Lucie y Mathieu

Mogotes et fumée...

La Havane c'est sympa mais ça fait du bien de s'échapper de la ville pour une journée dans la province de Pinar del Rio, au sud: mogotes et fabriques de cigares au programme.
On a voulu comparer les offres d'excursions à la journée pour trouver la plus sympa... mais ce sont toutes les mêmes car gérées par l'état! Tous les touristes font donc les mêmes excursions aux mêmes endroits prévus à cet effet...
Sur l'autoroute bien entretenu, on croise les fermiers à vélo ou à cheval.
Beaucoup de piétons attendent sur le bord de la route la prochaine voiture pour se faire emmener. Il y a bien un réseau de bus national (et bondé) mais les cubains véhiculés font aussi office de taxi.
Il suffit donc d'attendre au bord de la route (un temps indéterminé) pour se faire emmener par la prochaine voiture qui passe. On s'entasse jusqu'à 7 dans les grosses américaines.
La campagne cubaine est très belle, luxuriante.
Lors de cette excursion, nous avons découvert les mogotes, ces gros cailloux posés dans la plaine, très beaux!
Le mois de juin est le début de la saison des pluies: chaleur, humidité et averses chaudes...
Vache design!
Nous avons aussi découvert que Fidel a créé des attractions pour les touristes, pour les attirer dans la région. Dommage qu'il n'ait pas tout simplement fait confiance à la beauté des paysages de son pays.
La théorie de l'évolution, peinte dans les années 60 à la demande de Castro. Un peu surprenant au milieu de cette nature magnifique.

La grotte de l'indien...

...dont on ressort sur un petit bateau à moteur.

L'autre découverte de cette journée, c'est la fabrication des cigares!

On est d'abord emmenés dans les ateliers où les employés sont sagement alignés derrière une vitre pour qu'on puisse voir toutes les étapes de cette fabrication entièrement manuelle.
Mais attention: photos interdites, achats au magasin souvenir recommandés!
C'est amusant de lire les panneaux ISO 9001 de l'usine où se mélangent recommandations qualité et slogans du Ché...

Puis le guide nous promet une surprise! Il nous emmène exceptionnellement chez un fermier où l'on pourra filmer et acheter des cigares pas cher. En discutant plus tard avec d'autres touristes, on se rend compte que cette visite "exceptionnelle" est réalisée avec chaque bus de visiteurs.
Ferme cubaine traditionnelle où sont séchées les feuilles de tabac.
Le régime socialiste entretien les routes et les villages dans tout le pays donc pas de grosse différence de niveau de vie apparente entre la capitale et la campagne.

Bim, séance cigare pour tout le monde:
Après la saison des pluies, en octobre, les fermiers sèment les graines de tabac.
Petites graines donneront grandes feuilles!
Ils les laissent pousser puis ramassent les feuilles et les font sécher.
Non, ce ne sont pas des chauves souris...
Puis on enlève la nervure centrale de la feuille et on peut commencer à fabriquer un cigare.
Il faut 5 feuilles:
3 feuilles pliées qui font le remplissage,
1 feuille pour envelopper les 3 autres,
un petit passage sous presse dans un tube plastique,
1 feuille pour envelopper le tout.
L'Indiana Jones du cigare.
Puis les cigares sont séchés, bagués et rangés par couleurs similaires. Tout est fait à la main, mêmes les étiquettes posées sur les boites.
Les usines fabriquent toutes les marques de cigares confondues.
Les cigares sont ensuite vendus sur place aux touristes (5$ le cigare environ mais chez le fermier on les a obtenu à 1$ pièce), aux cubains (très gros fumeurs!) et exportés dans le monde entier.

Lucie y Mathieu

jeudi 28 juin 2012

Son, salsa, rumba, afro-cubano, merengue...

Qui dit Cuba, dit salsa!
L'image que l'on a de ce pays se révèle réalité: on entend de la musique à tous les coins de rue et même les plus petits groupes sont de très bonne qualité! Un peuple entier avec le sens du rythme, ca donne une certaine légèreté.
Chaque soir dans le bar de notre quartier, un petit groupe qui chante la salsa autour d'un mojito.
Notre mini budget et notre envie d'authenticité ont fait le choix pour nous des spectacles à voir: exit les shows grandioses réservés aux touristes à 50$ l'entrée. Bonjour les spectacles afro-cubains à 5$ dans les lieux populaires où il y a plus de cubains que de touristes.

Nous sommes allés à la Casa de la musica, lieu culte où des groupes jouent de la salsa en live tous les soirs. Rendez vous raté pour nous: la saison creuse (fin juin) fait que la salle se compose plus de demoiselles de compagnie qui se trémoussent sur leurs talons aiguilles que de danseurs épatants...

Par contre, deux belles rencontres qu'on vous recommande:
Obini Bata: groupe de femmes qui joue et danse de la musique afro-cubaine.
Kesako? la danse afro cubaine, c'est la danse que je pratique depuis 1 an et que j'ai souvent du mal à vous expliquer brièvement car elle est très riche.
Pour vous la faire courte, la religion Yoruba a suivi les esclave africains depuis le Nigeria jusqu'à Cuba. Sur les 400 divinités, seulement une quarantaine ont été conservées car cette religion était interdite. Les esclaves faisaient semblant d'adorer un saint chrétien mais en fait, un orisha (= une divinité) s'y cachait derrière. Cette religion s'est donc appelée Santeria et se pratique encore de nos jours.
Chaque divinité représente un élément de la nature et porte ses propres couleurs, ses pas de danse et chants. La musique afro-cubaine s'appelle "bembe" et est composée uniquement de chants et de percussions. Pas de cuivres ni d'instruments à cordes.

Les prêtres attribuent un orisha dominant à chaque personne qui souhaite être initiée. Elle sera alors liée à cette divinité toute sa vie et la vénèrera.
Les filles jouent du tambour traditionnel africain "bata", réservé aux hommes à l'origine.

Mathieu est mis à contribution.

Merci Alice, tes cours d'afro-cubain m'ont bien servi sur la scène! Un vrai plaisir!

Obini Bata se produit tous les vendredis soirs à 21h dans le joli patio d'une association.

Nous avons aussi vu le Conjunto Foklorico Nacional de Cuba, qui se produit tous les samedis à 15h, on vous le recommande! Groupe de danse traditionnelle afro-cubaine qui existe depuis plus de 40 ans, une référence...
Ambiance très chaleureuse, où anciens et jeunes dansent un peu partout.
Ochùn, divinité de l'amour et de la féminité.

Rencontre endiablée de 2 orishas!

Puis la fête a continué avec un groupe qui a chanté et dansé de la rumba.
Cette danse est un jeu sensuel entre un homme et une femme. Le premier essaye de "vacciner" la seconde mais celle-ci se protège!

Vos aventuriers vous saluent!
Lucie y Mathieu

mercredi 27 juin 2012

Hasta siempre, comandante!

Un représentant de l'état en permanence dans chaque hall d'hotel.
Ici, l'hotel National où nous avons séjourné:
construit en 1930 par la mafia, il fait face à la mer!
Trois heures de vol et 600€ plus tard, nous débarquons à La Havane pour une semaine sous le signe de la salsa et de la révolution!

Cuba, république socialiste, 11 millions d'habitants restés figés en 1959: les maisons coloniales espagnoles en ruine, les slogans révolutionnaires tagués et les voitures rétro américaines donnent une ambiance surprenante à notre arrivée dans la capitale.
La Havane est une véritable carte postale vivante!
Les maisons cubaines sont vides: 3 chaises, une table, un frigo et
une chaine hifi qui diffuse de la salsa à fond.
Un peuple entier qui vit au son de la musique, ça existe!

Mais tout n'est pas délabré: réseau routier en très bon état, rues propres, haies taillées, soins et école gratuits... Fidel Castro a oeuvré pour que le niveau sanitaire de son pays s'élève mais pas ses âmes: TV, radios, journaux nationaux controlés par l'état, internet absent, 2 auteurs uniquements autorisés dans les librairies (on vous laisse deviner: le Ché et Fidel), prisonniers politiques en nombre...

C'est l'une des rares fois dans notre voyage où la police nous a interdit l'accès à certains endroits dans la ville car "réservés aux cubains".
Certains quartiers sont mieux entretenus que d'autres.
Ici, Vedado, où nous avons séjourné,
à 45 minutes de marche du vieux Havane.
On ne s'est jamais sentis en insécurité, même la nuit.
La police est très presente mais pas oppressante.

Un brin d'histoire, pour la faire très courte: à l'origine la terre cubaine était occupée par des indiens. Christophe Colomb à débarqué 1492, les indiens ont été décimés puis Cuba est devenu américain en 1898. Mais le 1er janvier 1959, Fidel Castro et son ami Le Ché ont "libéré" le pays et instauré le régime communiste mono-parti.
Fidel étant un papi fatigué aujourd'hui, il a laissé la place à son frère Raùl, pas beaucoup plus permissif pour son peuple.

Parfois on se demande si les cubains n'en ont pas marre
des mêmes slogans depuis 40 ans?

Nous avons choisi un hotel au centre de La Havane, dans l'idée de rencontrer des cubains et de ne pas restés "parqués" dans des resorts.
Mais nos contacts ont été biaisés par l'argent: toutes les personnes que nous avons rencontrées dans la rue ont été charmantes mais avaient toutes quelque chose à nous vendre (un CD, un taxi, des cigares hors de prix, un resto dégueu...).
Le vieux Havane est le quartier le plus touristique: en 10 minutes on t'aborde 20 fois pour te vendre un truc. A la 21ème tu n'écoutes plus et tu réponds systématiquement "no gracias". Le problème c'est que l'usure a dû nous faire passer à coté des gens réellement gentils...

Nous sommes persuadés que si tu connais un cubain sur place, il peut t'ouvrir les portes du coeur des cubains et de leurs soirées endiablées. Nous pensons aussi que le fait d'être à la capitale exacerbe le problème. Donc si tu as le temps et le budget: part des sentiers battus dans les petits villages qui seront bien plus humainement accessibles.

Il n'y a pas de plage à La Havane, seulement des rochers.
Beaucoup de canadiens vont passer leurs vacances à Varadero, magnifique langue de sable blanc à 2h de la capitale
réservée aux touristes. Nous avons choisi un hotel dans La Havane pour essayer d'être plus proches de la vie cubaine (et des spectacles de danse!!!).


Le musée de la révolution, à faire absolument: lieu de propagande et de vénération du Ché et de Fidel.
On y voit des chemises ensanglantées de victimes, des photos de torture et de morts...

L'intérieur du musée de la révolution: l'héritage hispanique grandiose!



A Cuba, la femme est l'égal de l'homme: elle fait les mêmes métiers que lui et dirige la maison.
C'est un pays romantique, où les hommes font la cour à ces demoiselles (parfois plusieurs demoiselles en même temps, c'est le sang chaud latin...)

Il y a du monde dans les rues à n'importe quelle heure du jour et de la nuit.

Le capitole.

J'étais toute fière d'apporter du savon à distribuer aux cubains car il parait qu'ils en manquent.
Lorsque j'en ai donné à une vieille dame qui faisait la manche, elle m'a répondu "t'as pas des dollars plutôt?".
Hum, mes informations doivent un peu dater, les temps changent! 

Un pays tout à fait étonnant et fascinant pour nous, petits européens.

Le quartier pauvre "Centro havana".

La Havane jouit comme Bali de superbes couchers de soleil!
Notez les pêcheurs assis sur leurs pneumatiques.

Des logements socialistes.

Les cubains n'ont pas grand chose chez eux donc ils préfèrent passer du temps dehors, sur le Malecon:
une longue promenade en bord de mer où ça drague, ça pèche et ça boit du rhum...
La vie quoi!

Pause sponsor pour mon entreprise!

Fusil?

Petit tour en coco taxi: dans les virages, les roues arrières semblent décoller...

Les voitures et les motos sont d'époque donc souvent en cours de réparation sur le bord de la route.
Les bus pour les touristes sont tous neufs, en direct de Chine.
Beaucoup de 206 Peugeot aussi sur la route, mais les écussons sont enlevés (ça doit pas être à la mode de rouler en voiture française). 

La place de la révolution! Sans le vouloir, nous aurons fait les principales places communistes dans notre tour du monde!
Lucie y Mathieu