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1 an de tour de monde, 2 sacs à dos, 9 destinations et plein d'envies... Nous serons heureux de partager avec vous nos joies, nos doutes et nos découvertes tout au long de ce périple...et aussi d'avoir de vos nouvelles!
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lundi 17 octobre 2011

Le Japon fait couler de l'encre

Pfiou.... quand on se relit, on se dit que nos post sur le Japon sont chargés!! C'est un pays aux racines tellement loin des notres qu'on a eu envie de vous raconter chaque coin de rue visité...
Bravo si vous avez réussi à tout lire! Pour ceux qui n'ont regardé que les photos, je vous remets une couche de blabla, hop!

Un dernier zoom sur le peuple japonais, ce qui nous a étonnés, marqués:

Heu... c'est quelle mode là en fait?

- le sens du service extrème: non seulement les chauffeurs de taxi sont équipés de petits gants blancs mais en plus la portière arrière s'ouvre automatiquement lorsque vous approchez du taxi. Gogo-gadget!

- le boulot: beaucoup de jeunes japonais font des petits boulots, à défaut de leur vrai métier, car le chômage est vécu comme un échec personnel violent (qui pousse parfois jusqu'au suicide). Ainsi, les jeunes filles passent leurs journées dans les ascenseurs à appuyer sur les boutons et à annoncer l'étage. Spirou n'est pas si loin finalement...

Attention: ceci est un magasin de vêtements...
mais pour chien!

- la productivité: on dit que la France a l'un des meilleurs taux de productivité au monde?
Et bien c'est vrai!
Les japonais passent 12h par jour au travail et ne prennent que la moitié de leurs vacances?
N'en rougissez pas car leur productivité n'explose pas les scores: plusieurs semaines sont nécessaires pour la moindre décision. Le summum est bien sûr dans les administrations.
Boris, français expatrié au Japon, a monté son entreprise et essaye de transformer au fur et à mesure les méthodes de travail de ses employés. Il leur propose un temps de travail plus court mais un rythme de travail plus soutenu. Ses employés trouvent cela intéressant mais affirment qu'ils sont "crevés à la fin de la journée".

- Chine, je t'aime moi non plus: la Chine est à l'origine de nombreuses traditions japonaises, retravaillées au passage. Pourtant, les japonais ne sont pas très copains avec les chinois, qu'ils considèrent comme des gens pas très bien élevés. C'est sur qu'ils crachent par terre et rient fort mais ils sont très sympas...
Certains nous ont même raconté des rumeurs sordides sur la gastronomie chinoise où c'est la gastro assurée. Un restaurant nous a même fièrement assuré ne jamais s'approvisionner en denrées chinoises. La cuisine japonaise a pour principe d'utiliser des matières première de haute qualité, ce que nous n'avons pas constaté en Chine. C'est pourquoi les deux ne doivent pas s'entendre...

Télécommande des wc: choisissez la force du jet!

- l'identitée japonaise perdue: le peuple japonais a une énorme capacité d'absorption des autres cultures: Chine au temps des moines et des samouraïs, puis désormais Europe et USA. Le problème est que ces cultures étrangères sont tellement intégrées par la jeune génération, qu'elle ne connait plus sa propre identitée japonaise.
Alberto Moravia en parle très bien dans sa préface de "Un amour insensé" de Junichirô Tanizaki (ouarf... voici la minute Bernard Pivot):
"Le drame du Japon [...] a été et continue d'être son occidentalisation mise en oeuvre à un rythme accéléré. [...] Mais si le succès a élevé le Japon dans le domaine collectif, on ne peut pas en dire autant au niveau individuel. L'individu a payé cher l'assimilation de la culture occidentale. Une chose est de remplacer les voiliers par des croiseurs, autre chose est de remplacer les haikus par les poèmes en prose de Rimbaud.
[...] En réalité, le Japon n'avait pas affaire à l'occident, mais à l'occidentalisation; autrement dit, au lieu de connaître les causes profondes et lointaines de l'occidentalisation, il n'en a connu que les effets les immédiats et dévastateurs."

Veuillez utiliser une copie double, grands carreaux, grand format. Ramassage des copies dans 2 heures.
Vous ne rêvez pas: la pancarte annonce bien un
hôtel pour animaux

 Lucie y Mathieu

TOKYO

Dernière destination de notre voyage au Japon : Tokyo, la ville de tous les excès !
Anciennement connue sous le nom de Edo, Tokyo (« capitale de l'Est ») est la capitale du Japon depuis 1868 seulement.

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en allant dans la plus grande mégalopole du monde, et je me retrouve avec ce même sentiment après notre visite : du déjà vu mais en même temps très dépaysant, une ville immense mais une multitudes de quartiers ressemblant chacun à un nouveau centre ville...

Même au bout du monde, une ville reste une ville, avec ses immeubles, ses bars, ses magasins, le bruit de la rue et des automobiles, les odeurs des étales et des restaurants, la pollution et ses habitants. En ce sens, Tokyo n'est pas plus dépaysant que les rues de Marseille ! (mais non j'exagère pas peucher!!).

Nous devions y rester 5 jours, mais grâce à la magie de notre agence de voyage qui n'avait pas réservé notre billet de départ, nous y sommes restés finalement 8 jours. Pour ceux qui viendraient visiter cette ville, je leur dirais que j'ai trouvé ce délai un peu long. D'un autre coté, en 8 jours on a pas le temps de tout voir ! Tokyo est tellement immense et composée de petits quartiers indépendants que l'on peut y rester 15 jours sans jamais passer au même endroit.
J'ai trouvé Tokyo finalement assez banal, un peu comme n'importe quelle grosse cité. Mon impression générale est peut être faussée par notre visite précédente de Kyoto, ville traditionnelle et culturelle du Japon  où nous avons découvert le patrimoine culturel Nippon. Aussi, lors de notre séjour à Tokyo, nous avons accordé peu de temps aux visites culturelles « basiques » (les temples et les musées) et nous avons plutôt flâné dans les différents quartiers, au gré de nos envies et des indications de l'indispensable « guide du Routard ».

Nous logions dans le quartier d'Asakusa, à l'auberge de jeunesse K'sHouse (vraiment très bien). C'est un quartier un peu excentré mais ayant gardé un coté traditionnel et populaire de Tokyo : petits immeubles, petites rues commerçantes et maisons (rare à Tokyo). Il abrite notamment le temple bouddhiste Senso-ji, dédié à la déesse « Bodhisattva Kannon ». On y trouve le Kaminarimon (« porte du tonnerre ») et sa pagode à cinq étage, que nous avons visité lors d'une « foire à la saucisse japonaise », ce qui donne un aperçu de la densité humaine que peut recouvrir la ville.
La porte du Tonnere
La Pagode aux 5 étages
Un petit Lampion
La quartier est bordé par la rivière Sumida, on peut s'y promener le long afin d'admirer l'étonnante brasserie Asahi, conçue par Philippe Stark, l'imposante Tokyo Sky Tree, la plus haute tour de Tokyo (634 mètres) ou le « magnifique » envers du décors des laissés pour compte du Japon.

La Tokyo Sky Tree et la brasserie Asahi

Rue commerçante d'Asakusa

No comment
Au grès de nos ballades nous avons pu découvrir aussi le mythique quartier d'Akihabara, lieu culte de l’électronique, des jeux vidéos et des mangas de tous genres.
Etalage de transistor, comme nos papa aiment !







Harajuku
Pour le shopping, une des activités à privilégier à Tokyo, nous ne pouvons que vous conseiller de se balader dans les quartiers de Shibuya et d'Harajuku. C'est également le lieu de déambulation des Cosplayers, jeunes adolescent(e)s s'habillant comme leur héros de mangas et cherchant à s'émanciper du coté psychorigide de leur société (en tout cas c'est ma lecture du phénomène). On y trouve quantité de magasins et d'enseignes lumineuses en tout genre, enfin...un peu moins depuis Fukushima paraît-il, restriction électrique oblige.
Une Cosplayer !
On y trouve aussi le passage piéton le plus fréquenté au monde aux heures de pointes (enfin ce sont les japonais qui disent ça), au carrefour de Hachiko. On n'a d'ailleurs pas pu s’empêcher d'y jouer à « où est Charlie ? », version « où est Mathieu ? ».

 C'est facile je suis jaune

Dans le même genre de quartier, mais qui la nuit ressemble plus à Pigalle, on trouve le quartier de Shinjuku, nouveau lieu de débauche de la ville. Nous y avons passé une soirée dans le restaurant « d'Alice aux pays des Merveilles » (voir post « où bien manger au Japon ») et nous nous sommes promenés dans les ruelles des bars pas très catholiques où quantités de rabatteurs essayent de ramener les hommes et les femmes dans leur établissement. Le quartier abrite également la Mairie de Tokyo qui est composée de deux tours immenses de 243 mètres. Pour les futurs visiteurs, je signale ce très bon plan car on peut accéder gratuitement au 43 étage des deux tours et ainsi profiter d'une magnifique vue sur Tokyo (attention au mal de mer, on sent la tour bouger tout là haut...).

Sans smog on peut voir le Fuji-Yama en fond








Au détour de nos ballades nous avons eu la chance de tomber sur un tournoi de sumo gratuit. En effet, comme tout le monde le sait, c'est une institution ici, mais il est assez rare de pouvoir voir des combats ou même des entraînements en dehors des périodes des 6 principaux tournois annuels répartis dans plusieurs villes du pays. Le tournoi dure du matin au soir et les japonais viennent en famille pour y manger et regarder le spectacle (on a même eu droit à des Sumo Clown!).

Qui et gros ? Y'a pas de gros ici !

Attention ça va super vite !

Tokyo, c'est une ville où fourmille 30 millions d’habitants, mais curieusement c'est une ville où nous nous sommes jamais senti oppressés par toute cette foule. Les japonais n'étant pas très « caliente », chacun garde un espace avec son voisin, ce qui permet de ne pas se sentir trop étouffé. Par ailleurs la ville dispose de très beau parcs.


Si si il ya un lac dessous !
Les petits poissons !!!
Lulu et Boris, l'homme au Ramen !
On rigole, on rigole, mais faudrait pas que les cailloux soient sales quand même !
Notre seul regret c'est de ne pas avoir visité les jardins impériaux car nous y sommes allé le jour de fermeture. Le palais lui ne se visite qu'un seul jour dans l'année, le jour de l'anniversaire de l’empereur (super l'anniversaire!!).

Je vous ai dit que c'était fermé !!!!
Enfin, pour les amateurs de poissons rien ne vaut un petit détour au marché de poisson de Tsukiji, le plus grand marché du poisson du monde. Normalement il faut y aller à 5h00 du mat' pour profiter pleinement de l'ambiance, mais en faisant notre petit tour à 10h00 (faut pas exagérer c'est les vacances quand même !) nous avons trouvé ça déjà bien dépaysant.


Le thon, c'est bon !

Après la ballade, rien ne vaut un petit sushi !

Pour les amateurs on veut les noms
 
De la cervelle de poisson ?

 









Ca ne restera qu'un petit aperçu de Tokyo, tellement la ville est grande.

Le Japon se termine et demain c'est le départ pour Bali et l’Indonésie, notre prochaine étape.

Oh le gros n'avion !!! Et ben c'est pas le notre !
C'est tout pour aujourd'hui.

Mathieu

Expérience culinaire chez les moines de KOYASAN

Avant de partir faire notre voyage, nous nous étions dis :  « si on va au Japon, pays de la spiritualité, et de la zenitude, il faut absolument aller dormir chez les Moines, sinon on est des loosers !!! ». Oh la bonne idée que nous avons eu.... On ne savait pas ce qu'il nous feraient manger là-bas !!!!

Les moines prépare une cuisine traditionnelle et ancestrale uniquement végétarienne. Bon.... pas de problème, étant donné que nous sommes des aventuriers de l’extrême, ça nous fait même pas peur...
Et par chance, étant donné que nous voulions vraiment prendre le temps de nous imprégner de cette zen attitude, nous avions prévu de rester 2 jours.
Si l’expérience culturelle fut intéressante (voir post « Koyasan ou la retraite spirituelle de deux petits lyonnais »), l'expérience culinaire fut assez difficile. Après le premier repas du soir, nous en étions déjà à rêver d'un petit déjeuner avec une baguette bien chaude (c'est un rêve...). Il faut dire que l'on a pas reconnu la moindre miette de ce que l'on a mangé (à part le riz bien sûr), les saveurs étaient franchement bizarres (pas un goût de connu) et les consistances très inhabituelles (comment dire... entre le spongieux et le gluant).

Le beau repas du soir

Le matin, le petit déjeuner fut du même acabit et donc assez difficile (et non, pas de baguette !). C'est là que l'on a découvert que le riz blanc au petit déjeuner peut être succulent. Lucie a entamé une grève de la faim et n'a plus voulu manger à partir du moment ou nous avons commencé à confondre les bruits de son estomac avec ceux de l'orage.

Le deuxième repas du soir, similaire au premier, a été franchement difficile, même pour moi. C'est donc à partir de ce moment que tu rentres dans la dimension spirituelle de cette expérience :

« Tes yeux se ferment, ta respiration devient plus lente....tu te détaches des envies de possession et des plaisirs de la chaire... tu flottes dans l'air comme un petit oiseau.... tu ne penses plus au moment présent..... et tu réfléchis sur la condition humaine dans le monde ou 1 milliards de personnes ne peuvent pas se nourrir.... et tu commences à t'élever spirituellement en pensant …. au monde merveilleux de Ronald Mc Donald , des steaks géants, des cochons de lait, de la dinde et des marrons, de la confiture, des yogourts et du fromage et surtout pas de ce que tu as dans l'assiette (en fin le bol) ».

Bon j'ai pas du assez bossé mon karma, car j'ai été tellement écœuré que j'ai appréhendé toute la nuit le petit déjeuner du lendemain que je n'ai presque pas touché.


Cependant, je tiens à préciser que si les plats ne nous ont pas plus, c'est seulement une question de goût car ils étaient très bien préparés. En plus, pour le prix (exorbitant) on a le droit au cérémonial du repas et à la déco qui en jette! Vraiment nous conseillons cette superbe expérience!

Mathieu

Où bien manger au Japon – Les solutions traditionnelles

Nous ressortons de notre voyage au Japon avec un sentiment partagé sur la nourriture japonaise....

En effet je dirais que l'on a plutôt bien mangé au Japon. Les matières premières sont de 1er choix, et je vous conseille impérativement de goûter les fruits (exotiques ou les « normaux » de chez nous) qui n'ont rien à voir avec ceux de nos supermarchés (plus de goût et plus sucrés). Par contre les saveurs et les consistances des plats sont souvent très différentes de chez nous (à part les sushis) et des autres pays que nous avons déjà visités (même de la Chine). Cela explique peut-être que nous n'avons pas toujours été emballés par ce que nous avons pu goûter.

1er constat lors de notre arrivé : au Japon, il n'y a pas de grand supermarché comme chez nous. Il paraît que Carrefour a bien essayé de s'implanter mais qu'il a abandonné. Les Japonnais sont très attachés à leurs petites exploitations agricoles et ils n'ont pas trop appréciés le système des centrales d'achats qui pressent le citron (et ce n'est pas un mauvais jeux de mots) des agriculteurs pour avoir les prix les plus bas. On se retrouve donc avec une myriade de petites supérettes (environ tous les 200 mètres) ouvertes 7jrs/7 et 24h/24. On peut citer Seven/eleven, Lawson et le top : le Lawson 100, où tout est à 100 yens (en faite 105), soit environ 1 euro. On a beaucoup utilisé ces derniers puisqu'ils étaient les moins chers.

Mais, rapidement le 2eme constat fut : il n'est pas très intéressant de se faire à manger soit même ! Généralement le prix de revient du repas est pratiquement similaire à celui des plats à emporter. Par ailleurs le choix des produits de base est assez limité (du riz, du riz et encore du riz), et on tourne vite en rond dans la composition des menus. Bon, en tant que fins amateurs de nourriture, nous avons quand même réussi à se faire une fondue au fromage (chimique à souhait) et de la baguette.



En effet les japonais mangeant beaucoup à l'extérieur, on trouve facilement dans des petites échoppes ou dans les supérettes, une multitude de choix de plats à emporter. Mais, 3eme constat, si le japonais mange beaucoup dehors, le japonais ne mange jamais en marchant ! Eh oui, on risquerait de salir le voisin. On ne sait jamais si la saucisse du hot-dog saute de votre pain pour s'étaler sur le beau costard 3 pièces du jeune cadre dynamique que vous croisez et qui se rend au travail!! On appel ça : le savoir vivre japonais.

Les plats à emporter sont appelés "bento" et sont servis dans une boite en plastique (bonjour l'environnement) avec du riz, de la viande marinée ou frit (ou du poisson, des sushis), des petits légumes marinés, et 2 ou 3 autres trucs que l'on a jamais su reconnaître. Le plat coûte environ 5 euros (500 yens).On a souvent mangé ce type de repas, surtout à Kyoto, le long de la rivière ou sur un banc, lors d'un pique-nique.

Pique-nique du soir, bonsoir
Manger au Japon, c'est aussi goûter à tous ces petits restos populaires situés le long des rues, des avenues ou aux abords des temples. Pour notre plus grand bonheur, le niveau d'hygiène n'avait visuellement rien à voir avec les bouis-bouis vus en Chine. Nous nous sommes donc souvent laissés tenter et nous avons testé, avec bonheur, cette cuisine. Généralement il y a une machine à l'entrée du resto qui permet de choisir son plat, puis de payer. On récupère alors un petit ticket que l'on donne au cuisto. Petit inconvénient, toutes les indications étant en Japonais, on ne commande pas toujours ce que l'on veut.

Voici la serveuse pour la commande (la machine, pas moi !)
On y mange souvent surtout des "ramen" : une soupe avec des pâtes, des légumes et de la viande ou du poisson. Mais attention avec les épices, on peut vite monter dans le rouge !!!! On remerciera tout particulièrement Boris, qui vit au Japon  et qui est un ami de Jef, qui nous a fait découvrir le meilleur Ramen de Tokyo. Resto tellement exceptionnel que nous y sommes retourné le lendemain, juste tous les deux . Les Ramens coutent généralement entre 7 et 8 euros (800 yens).
le meilleur apéro du Japon : les dumplings
Les meilleurs ramens de Tokyo



La particularité du ramen vient de la façon de le manger, c'est dire en « slurp » qui permet de refroidir les pâtes. Je vous laisse découvrir sur la vidéo suivante :



Enfin, il y a les restos plus classiques, les chaînes de fast-food et les restos chics, avec presque tout ce que l'on veut : du japonais traditionnel, des sushis, de l'italien, des steack-house et, et … des petits bistrots français !! Forcément on a été obligés de tester, en souvenir des apéros du 6eme (spéciale dédicace au « Gang du 6 ») et qui nous manquent tant aujourd'hui.

Le top !!!!
Bon, par contre les prix peuvent monter très haut assez rapidement (facilement 60 euros le menu) et ainsi suivre le Lapin blanc pour se retrouver chez Alice aux pays des merveilles, ou l'on vous sert un échiquier de camembert frit qui sent l'arnaque (mais les japonais adorent les trucs qui servent à rien).

Le valet de Coeur ?
le chat du Cheshire

L'échiquier et le lapin blanc (heu non une rencontre)
Ce qui est assez rigolo, c'est que dans tous ces restos, les plats ont exposés en vitrine. Un peu déroutant au début, finalement cela a un coté assez pratique pour choisir ce que l'on veut manger dans les endroits où la carte est uniquement en japonais (ce qui est très fréquent, notamment à Kyoto).

mmmhhh
Bref, au Japon, il y en a pour tous les goûts, toutes les couleurs et à tous les prix.

PS : pour les amateurs, attention au Mc Do, on y laisse facilement 10 à 15 euros.


 Mathieu

lundi 3 octobre 2011

La suite du pelerinage a Koyasan...

Pour aller à Koyasan depuis Kyoto, rien de plus facile car c'est tout indiqué (comme d'habitude au Japon vous allez me dire...) et on peut prendre un seul billet pour tout le trajet (comptez 4heures de route environ):-un train Kyoto-Osaka
- puis un autre Osaka- Gokurakubashi
- le petit funiculaire (qui n'a rien a envier à la ficelle lyonnaise!) pour monter en haut du Mont Koyaqui est à plus de 800 mètres d'altitude
- le bus pour aller jusqu'au monastère où l'on a reservé sa chambre.

Allez hop, on saute dans le funiculaire japonais.
Le chauffeur a ses petits gants blancs, comme toujours...
Koyasan est une petite bourgade avec quelques restaurants chers, une boulangerie (miam, un croissant à la saucisse!), une superette, de nombreux temples à visiter et surtout 117 monastères dont la moitié acceuille le touriste pour une somme exorbitante ( minimum 100 euros/ pers./ nuit, ca fait tousser) car, voyez-vous, le japonais a le sens des affaire, meme pendant la prière ;-)

Bienvenue dans notre monastère Eko-in!
Nous avons passé deux nuits en demi-pension au monastère Eko-In que l'on vous recommande car très accueillant: les apprentis moines parlent anglais, leur organisation est ultra-rodée et il y a le wifi. Pour ce prix là, nous avons eu une chambre traditionnelle (tatamis) avec une très belle vue sur le jardin japonais, les petits dejeuners et les dîners servis dans notre chambre et la cérémonie du matin ainsi que celle du feu. Pas de chaises, on mange au sol à la japonaise et on dort sur des futons, installés chaque soir par les moines.   

Notre chambre et notre terrasse. Notez les tatamis, l'absence de chaise et de lit à l'intérieur.
Le futon pour dormir est déployé chaque soir et rangé chaque matin.


Le petit jardin zen d'Eko-in

Quelques règles de vie essentielles dans un tel lieu:
- on ne rentre pas avec ses chaussures dans les batiments donc on met les petites pantoufles marrons à disposition dans les lieux communs et on les quitte avant de rentrer dans sa chambre où l'on est pieds nus. Attention, ça se complique: on laisse ses pantoufles marrons a l'entrée des toilettes et on enfile les pantoufles roses pour aller faire pipi. Lorsqu'on sort des toilettes, on rechange ses pantoufles roses pour les marrons. Et on ne mélange pas tout comme moi qui me suis retrouvée dans la chambre en pantoufles roses.... sacrilège!
Démonstration pour les deux du fond qui n'ont pas suivi:

- les douches sont traditionnelles: on entre dans une pièce commune où d'abord, on se savonne auprès d'un petit robinet et d'une bassine, assis sur un tabouret en bois (ça fait d'ailleurs penser au hammam alors qu'on est a des milliers de kilomètres...). Puis on plonge dans une grosse baignoire d'eau bouillante. On ressort rouge comme une écrevisse et on enfile son kimono, prêt à aller au dodo!

- il faut s'adapter aux horaires: cérémonie à 6h du matin, petit dej' à 7h, dîner à 18h... pour les lèves-tard que nous sommes ça a été dur dur.... 
Mes beaux souliers japonais.
Cela donne une démarche plutot saccadée...

- toutes les portes et les fenêtres du monastère sont ouvertes tout le temps, même la nuit dans la fraîcheur de la montagne. Je pense que c'est pour ouvrir l'ame, moi ça m'a ouvert les microbes. J'ai donc ramené un rhume en souvenir et j'ai dormi en manteau car le chauffage d'appoint au pétrole avait du mal à réchauffer cette grande pièce vide.

Les portes toutes ouvertes du monastère....atchoummmm!!

Tous les repas sont végétariens et préparés avec minutie selon la cuisine bouddhisme zen appelé shojin. Je vous laisse le soin de lire le post de Mathieu sur le sujet pour connaitre les détails... ça vaut le détour!

Impossible de manger assis sur les genous, on est déjà tous rouillés à 30 ans...
On triche donc et on mange assis en tailleur
Et la spiritualité dans tout ça? Ha oui, certes, on était venu pour ça... nous avons assisté à deux cérémonies mais n'avons pas eu d'explications sur leur signification.
Il en faut des ustensiles pour la cérémonie du feu!
La première est la cérémonie du matin à 6h, 3 moines sont assis par terre, face à "l'autel" et nous sommes assis par terre derrière eux. Ils récitent des textes en continu et parfois tapent quelques cymbales. Leurs voix graves vibrent et sont lanscinantes.


La deuxième est la cérémonie dédiée au feu, l'un des éléments vénérés. Sous une hotte, un moine fait un petit feu avec des buchettes puis y fait brûler des épices, des papiers, des liquides non identifiés, tandis qu'un autre moine l'accompagne aux cymbales. A la fin de la cérémonie, chacun vient prendre un peu de fumée avec la main et se la met sur la tête pour se purifier l'esprit.



Petite vidéo pour vous mettre dans l'ambiance:


 
Votre serviteur


Votre servante
Lucie y Mathieu